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2008-11-15T11:40:00+01:00

Métropolitain

Publié par Sophie

Premier contact matinal de citoyenneté. Descente de l'escalier pour me diriger vers les portiques menant aux quais.
Je descends doucement cet escalier trop raide, trop étroit.

Comme s'ils avaient peur, comme s'ils cherchaient à récupérer quelque chose de visiblement déjà perdue, les gens se dépêchent, courent, marchent de plus en plus vite, bousculent, font semblant de s'excuser ou s'excusent si peu, si vite, que l'on aurait tendance à les considérer comme des êtres irrespectueux.

Deuxième contact matinal avec la mauvaise humeur des parisiens.

Le métro précédent a laissé ses voyageurs à cette station, ils montent, tandis que je descends à nouveau les escaliers pour arriver aux quaix. Quelques personnes derrière moi, visiblement très pressées ou stressées, à chacun de voir et de se faire sa propre opinion... Les voilà qui descendent les marches quatre à quatre. Je ne les comprends pas, l'escalier n'est pourtant pas si long et le prochain métro n'est annoncé que dans 2 minutes... C'est assez navrant.

Je souris à la vie. Je regarde les nouvelles affiches, les publicités, ce film doit être rigolo, cette offre promotionnelle pour des vacances au soleil, cette nouvelle pièce de théatre, cette information sur le Québec, Indochine qui sera en concert en 2010...

Le métro arrive.
Je me place sur le côté, certaines personnes descendent à cette station, d'autres s'engoufrent dans la fournaise, car, petite précision qui n'est pas sans importance, il y fait chaud, hiver comme été et les effluves très caractéristiques de ce grand détail se font vite reconnaitrent... Je grimpe dans ce qu'il reste de place.

 

Les stations défilent, les gens également, il y a ceux qui montent, ceux qui en descendent, ceux qui attendent un collègue, un ami, ceux qui mangent un pain au chocolat... Lecture des journaux gratuits du matin, écouteurs aux oreilles, certains yeux se ferment...

 

Je change de station pour prendre ma correspondance, je marche tranquillement. Pourquoi risquerai-je de tomber, de bousculer quelqu'un qui m'enverra balader dans aucun état d'âme alors que je suis de si bonne humeur ? Pourquoi me presser, quand bien même, si j'avais un peu retard, puisque le temps d'attente entre chaque métro est de deux minutes environ. Profitons, profitons, courir ne nous fera pas rattraper le temps déjà perdu. L'essentiel est d'arriver au but fixé. 

 

Il est assez surprenant de voir que beaucoup de personnes râlent contre d'autres lorsqu'ils sont un peu bousculés ou parce qu'ils ont loupé le métro précédent ce qui les mets légèrement en retard... alors bien sûr j'ai fait partie de ces gens là, mais à bien y réfléchir ; les autres n'y sont pour rien...

 

Nous sommes tous responsables de nos propres actions.

Je pardonne alors à la personne qui m'aura bousculé ou qui le fera.

 

Mais pour éviter cela, il me faut simplement partir au bon moment, ou bien traîner moins longtemps devant mon armoire chaque matin, comme la fois ou j'ai décidé au dernier moment de changer de tenue vestimentaire, ou parce que je suis restée quinze minutes de plus au chaud dans mon lit, mais quel bonheur...

 

Malgré ces quelques inconvénients, il y a pourtant  des moments bien sympathiques. Ce fameux matin dans le métro où encore endormie je croise le regard de cette jeune femme, elle me sourit je lui rend alors la pareille. Ou bien cette dame non voyante que j'ai aidé parce qu'elle cherchait le portique d'accès aux quais, cet enfant qui rigole avec son papa, ou celui qui s'émerveille parce que le métro redémarre...

 

Bien sûr ce sont des petites choses, mais après être restée immobilisée quelques mois et ensuite m'être déplacée quelques temps à l'aide de béquilles, je me dis à présent que ce sont ces petites choses importantes pour certaines et pour d'autres plus futiles, qui me permettent à présent de savourer et de profiter de chaque instant.

 

Je ne peux que penser à cette phrase reprise par James Dean... mais dont je préfère taire le contexte, ne sachant plus très bien qui en est l'auteur exact...

 

"Le taureau qui vous piétine, sait-il qu'il vous fait fait atrocement mal ? Non. Alors j'excuse le taureau qui me piétinera".

  

 

___________________________________

 

"Chaque jour de nos vies peut être un miracle..."

Libre à chacun de nous d'en profiter et d'en prendre la substantifique moelle.

 

 

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commentaires

crew 23/11/2008 17:46

tres positif! excellent;)
presque a me faire regretter de ne plus p^rendre le metro.. c est dire!

Sophie 23/11/2008 20:49



Avec un peu de recul, il faut mieux en rigoler...


Petite précison qui n'est pas sans intérêt, chers voyageurs, lorsque vous voulez descendre du métro, n'oubliez pas le petit mot magique "Pardon" qui fait plaisir à entendre et facilite les
choses.



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